
Jeux Vidéo Magazine : le coté obscur de la Wii
février 21, 2008Je viens de recevoir l’édition de mars 2008 : un dossier spécial, 14 pages, Jeux Vidéo Magazine vide son sac sur la Wii. Quelles sont les grandes lignes de cette enquête ?
-
Les défauts de la Wiimote,
-
Les jeux décevants,
-
Son prix,
-
Objet de grande consommation avant tout.
Le magazine consacre quant même 2 pages sur les espoirs qui persistent dans la machine de Nintendo, qui malgré son manque de jeux ambitieux actuel et à venir, peut encore créer la surprise.
La première partie du dossier insiste ainsi sur les limites de la manette Wii, le fait qu’elle ne peut pas retranscrire parfaitement les mouvements du joueur, contrairement à ce que dit Nintendo. La deuxième partie reproche à la console son catalogue, pour beaucoup composé de jeu Nintendo annulé sur Game Cube pour être reporté sur Wii : les fonctions de la Wii n’y sont donc pas exploitée parfaitement. L’enquête révèle également qu’il n’y a grosso modo que Nintendo qui vend des jeux sur Wii, les éditeurs tiers se partagent les miettes. La troisième partie s’intéresse, elle, au prix de la machine. On estime le coût de fabrication de la Wii à 109€ et de la wiimote, 8€… Pour un prix de vente de 250€. Sachant qu’une grande surface se fait même pas 1€ de marge sur chaque console, le gros gagnant dans l’histoire est sans conteste Nintendo.
Un dossier qui me semble juste, j’ai les même reproches dans cette console mais également encore l’espoir de la dépoussiérer, avec l’arrivée de jeux comme Mario Kart ou encore Smash Bros. Cependant, il est clair que le magazine ne va pas s’attirer que des amis parmi la communauté Nintendo…








Voici la réaction de Nintendo :
Bonsoir,
Merci de nous avoir contactés au sujet du dossier Wii paru dans le dernierJeux Vidéo Magazine.
Nous avons nous même été parfois étonnés de lire certaines opinions qui étaient présentées comme des faits par les auteurs du dossier. Par exemple dire que seul Nintendo arrive à vendre des jeux sur Wii alors qu’au mois de décembre aux Etats Unis, mois des meilleures ventes annuelles, les charts indépendants NPD montraient que sur les 20 jeux Wii présents dans le top 100 mensuel, 15 étaient en provenance des éditeurs tiers, nous semble pas très sérieux.
De même les charts français cités en page 54 sont faux si on en croit l’organisme indépendant GfK pour l’année 2007 : par exemple, les trois premiers jeux vendus sur Wii sont dans l’ordre Wii Play, Super Mario Galaxy et Mario Party 8 selon GfK, un ordre bien différent de celui inventé par le magazine. Il nous est difficile de croire que le reste du tableau devienne exact par la suite.
Voici nos réactions sur les questions qui vous ont le plus arrété dans cet article :
Coût de revient de la console et de sa télécommande : les fabriquants des composants de la console Wii (IBM, ATI, etc) étant tenu à la plus grande discretion par leurs contrats, nous ne comprenons pas d’où proviennent les estimations des analystes et si on doit y voir une quelconque véracité.
Nintendo Japon ne perd pas d’argent sur la fabrication de ses consoles, ses dirigeants l’ont déclaré par le passé mais savoir s’ils en gagnent et combien, nous pensons que cela tient plus de la boule de cristal que de l’analyse (ou de l’enquète).
Si vous avez lu l’intégralité de l’article, vous vous êtes aperçu que, si on en croit ses auteurs, sur une console Wii vendue à 250 euros, Nintendo Japon ne toucherait que 28 euros : encore une fois nous ne savons pas si ce chiffre est même proche de la réalité, mais que le constructeur/concepteur d’un appareil électronique touche un peu plus de 10% de son prix de vente ne semble pas une rénumération éxagéré (si les suppositions des auteurs sont vraies).
Imprecision des télécommandes : l’article cite les difficultés des développeurs à tirer parti de toutes les informations fournies par la télécommande. Il nous semble bien curieux que l’article souligne à la fois la richesse des informations recueillies par la télécommande et soutienne qu’elle est imprécise! Nous pensons chez Nintendo, et notre directeur général M. Iwata l’a souligné il y a quelques temps lors d’une interview sur un site américain, que les éditeurs tiers sont parfois “perdus” face à la télécommande et ne sachent pas bien l’exploiter (et donc utiliser les informations qu’elle leur fournit).
Tout comme si vous lisez l’encadré “La faute à qui? Six jeux ratés à la loupe”, vous pouvez vous apercevoir que tous proviennent de studios externes à Nintendo et que dans deux des exemples cités à charge pour la manette, les “commandes hasardeuses” et les “contrôles sans explication” sont mis en cause : des choix qui proviennent des développeurs, pas du matériel à notre avis. Le travail d’un développeur ne se réduit pas au “design” et à ‘l’ambiance” d’un jeu contrairement à ce que prétend savoir l’auteur. Par exemple PES 2008 sur les consoles HD est très beau à regarder mais pas très intéressant à contrôler d’après un précédent numéro de Jeux Vidéo Magazine : je ne me souviens pas que ces mêmes critiques aient dénoncé la faible qualité des manettes Xbox 360 ou PS3 comme étant responsables de ce résultat…
Nous regrettons effectivement que le magazine se soit laissé à tant d’imprécisions et de parti-pris dans la rédaction de leur dossier.
Cordialement,
Mathieu Minel